Violences sexuelles sur les enfants : l’Unaf exige la transparence et un plan d’action d’urgence

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À la suite des révélations sur les centaines de milliers de plaintes et signalements non traités concernant des violences sexuelles sur mineurs, l’Union Nationale des Associations Familiales (Unaf) exprime sa profonde indignation. Dans un communiqué de presse publié le 7 septembre 2026, l’institution interpelle vivement les pouvoirs publics et réclame des réponses immédiates face aux graves défaillances de l’État.

Un dysfonctionnement d’ampleur nationale

Une note interne du ministère de la Justice, issue de la synthèse de 37 rapports de procureurs généraux commandés après le drame de la jeune Lyhanna, dresse un constat alarmant :

Les 6 demandes de l’Unaf pour protéger les mineurs

Face à ce qu’elle qualifie de rupture de confiance, l’Unaf formule six exigences concrètes :

  1. La transparence totale par la publication intégrale des 37 rapports des procureurs généraux.
  2. Une mission d’évaluation indépendante menée par la Cour des comptes, le Parlement ou les inspections ministérielles.
  3. Une procédure harmonisée pour qu’aucun signalement ne soit perdu entre la famille, l’école, les services de santé, la police et la justice.
  4. Un plan d’urgence chiffré prévoyant le recrutement et la formation d’enquêteurs spécialisés dans l’audition des enfants.
  5. L’interconnexion des systèmes d’information des forces de l’ordre et de la justice via un identifiant de procédure unique.
  6. La saisie immédiate du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE) pour fixer des mesures publiques et un calendrier opposable.

« Derrière chaque dossier égaré, chaque procédure oubliée, il y a un enfant qui a eu le courage de parler et une famille qui a fait confiance à l’État pour le protéger. Les familles demandent la vérité et des moyens à la hauteur de l’enjeu. »

Bernard Tranchand, président de l’Unaf.

Consulte et télécharge l’intégralité du communiqué de presse :